Le pardon

Bonjour bonjour

Aujourd’hui j’ai très envie d’évoquer avec toi un sujet un petit peu sensible qui me tient à coeur: le pardon.

Pourquoi sensible? Parce que certaines personnes sont extrêmement réfractaires au pardon et c’est compréhensible car nous avons tous nos blessures qui nous hantent même à l’age adulte, même les personnes âgées.

Mais voilà, j’ai pu constater du haut de mes 30 ans que parfois je pardonne plus pour moi que pour « l’autre », parce que poser ce pardon me libère moi. Attention, je ne confonds pas  » pardon » et « oubli », néanmoins, réussir à me dire à moi que le mal qu’à pu me faire une personne ne m’affecte plus est vraiment source d’une grande libération que je vis dans la joie.

J’ai tendance à ne pas poser de limite dans ce qui peut-être pardonné ou pas, dans la mesure où je n’ai pas vécu de choses abominables dans ma vie. Je pense même qu’une victime de viol peut réussir à pardonner au criminel l’ayant agressé certainement après un très gros travail sur elle-même et avec le temps qui passe.

Le pardon est un choix tout à fait personnel et propre à chacun, nos limites peuvent évoluer au cours de notre vie car rien n’est linéaire.

Aujourd’hui je me retrouve face à moi même avec un pardon que je ne parviens pas à poser, il ne m’a pas vraiment été demandé de façon sincère mais cette demande n’a pas réellement d’importance à mes yeux. Je pensais profiter de ce temps de l’Avent pour pardonner à cette personne, sauf que non et pour être honnête cette situation m’empêche un peu d’avancer or, je suis dans une période de vie durant laquelle j’ai besoin d’avancer.

Mais parfois un exercice tout aussi difficile, c’est à moi de demander pardon, il y a assez peu de temps, j’ai demandé le pardon qui m’a été le plus difficile. J’ai demandé pardon à mon fils aîné parce qu’il avait pris une fessée non méritée. Et quand je lui ai demandé s’il me pardonnait il m’a répondu sans colère « NON », calmement. Alors sur le moment je l’ai mal pris car dans mon éducation c’était plutôt « tu as pris une fessée non méritée pour toutes les fois où c’était l’inverse », donc sur le coup je me suis dis qu’il exiagérait puisque je suis sa mère et lui un enfant donc fallait pas trop en demander non plus. J’ai vécu mon plus grand moment d’humilité face à ce petit garçon de 3 ans. Un peu plus tard nous avons reparlé et il m’a dit que maintenant il me pardonnait. Et je crois bien que ce jour précis je me suis abaissée pour qu’il m’apprenne à m’élever dans la justesse de son cœur de petit garçon. J’ai compris qu’il me faisait confiance et s’était senti trahi ou humilié, nous mettons un point d’honneur au pardon dans la famille afin de pouvoir vivre en paix tous ensembles.

 Je crois qu’on apprend toute la vie à demander pardon et à pardonner, c’est ce qui nous enrichit.

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