Cinquième accouchement, dans mon cocon

Bonjour bonjour,

Et bien, nous y voilà! Notre cinquième bébé est né il y a un poil plus d’un mois. Il me semble que ça a été l’accouchement le plus intense que j’ai vécu, à tous les niveaux. Je vais donc commencer mon récit dès le commencement de la fin.

Depuis le début de ma grossesse je me suis imaginée une date de naissance bien précise. Le temps passant et la mission de mon mari se profilant avec date de départ et date de retour de plus en plus définies ce jour me semblait vraiment cohérent. Sauf qu’on le sait tous, c’est le bébé qui choisit!

Mais, le jour où ça a commencé rien ne presageait quoi que ce soit, ma matinée a été « normale ». C’est un peu après midi que j’ai eu les toutes premières contractions. Celles qui sont assez isolées et vraiment gérables mais dont l’intensité doit nous mettre la puce à l’oreille. Mon après-midi passe, petite sieste, vraiment petite, car ma fille ne me laisse pas tellement de repit. La fin de journée arrive, toujours quelques contractions, isolées, pour autant, vers 20h je décide de prévenir ma sage-femme qu’il se passe quelque chose sans pour autant m’affoler, elle non plus. Surtout que j’essaie vraiment de convaincre ma mère et moi aussi au passage que non non non je ne suis pas en travail, ça va s’arrêter!

Vers 22h30, toujours dans la même dynamique, je finis par prendre deux Spasfon et je vais devant la télé, ça tombe bien il y a un de mes film préféré (que je connais par cœur) qui passe. Sauf que je n’arrive pas à me concentrer, ça m’agace. A 23h55 j’appelle Amélie ma sage-femme pour lui dire que là je pense qu’il se passe vraiment un truc, mais je veux prendre un bain parce que ça me semble trop anarchique, elle me dit que j’ai raison, le bain va soit arrêter le faux travail, soit franchement lancer le vrai travail.

C’est donc parti pour le bain, et là bonheur ! mes contractions se passent sans douleurs pour les trois premières, je me dis et dis à ma mère que c’est bon ça se calme enfin. Sauf qu’au moment où j’envoie mon message j’en ai une tellement forte que j’ai eu presque peur d’accoucher seule dans ma baignoire. A 1h00 du matin je décide donc cette fois de demander à Amélie de venir afin que je me sente en sécurité, elle est arrivée une vingtaine de minutes plus tard dans un tourbillon de bonne humeur avec son assistante. En l’attendant nous avons changé ma petite quatrième de chambre pour qu’elle ne soit pas dérangée par le bruit, j’ai préparé mon lit en mettant une bâche en plastique afin de protéger le matelas, placé une serviette, l’alèse et le drap housse pour rendre le lit plus confortable et moins bruyant aussi parce que la bâche fais moi confiance, ça fait un sacré boucan ! J’ai ensuite enlevé la couette pas besoin car il faisait chaud, nous étions trois adultes dans la pièce et moi la douleur des contractions me donnait extrêmement chaud! J’ai retiré aussi tout ce qui n’était pas nécessaire et aurait pu potentiellement gêner.

Amélie présente je me suis sentie beaucoup mieux et j’ai continué ce que je faisais, gérer mes contractions un peu localisées dans le dos donc plus douloureuses que juste dans le ventre. Amélie m’a conseillé de me mettre à quatre pates afin d’aider Bébé à se déplacer un peu à se positionner correctement, ça aide vraiment ! La douleur physique était assez facile à gérer car mes contractions étaient espacées de six minutes, j’en manquais presque pour faire avancer le travail, mais après écoute, Bébé lui supportait très bien les choses. Amélie m’a dit que je n’avais pas assez de contractions, et donc à ce moment là elles ont commencé à se faire moins espacées, comme si Bébé ou mon utérus nous entendait !

J’ai perdu la notion du temps à l’arrivée d’Amélie, donc pour les horaires je lui ai demandé. Vers 2h50 j’ai demandé à être quand même examinée car je voulais savoir à peu près où j’en étais et savoir si j’en avais potentiellement pour longtemps. Jusque là Amélie n’avait pas voulu car elle avait peur que je sois découragée si mon col n’avait pas bougé depuis ma précédente consultation. J’appréhendais un peu, mais lorsqu’elle m’a annoncé que j’étais presque à dilatation complète j’ai été vraiment soulagée dans un premier temps. Et puis, très rapidement j’ai angoissé, l’absence de mon mari s’est faite sentir, j’ai réalisé que quoi que je fasse il ne serait pas là, qu’il ne couperait pas le cordon, qu’il ne pourrait pas me donner une grosse dose de confiance en moi dont je manque tellement à ce moment précis. Je crois que je ne voulais plus accoucher à ce moment là.

Malgré tout, j’ai essayé de me mettre en condition, pour mon deuxième et ma quatrième j’avais accouché sur le côté alors je voulais faire pareil, j’ai tout essayé, les deux côtés. Pourtant rien n’y faisait, Bébé ne voulait pas sortir. Je commençais à perdre patience, à m’agacer. J’avais à ce moment là des contractions toutes les huit à dix minutes, oui oui, je suis de ces femmes qui sont à dilatation complète et ont des contractions non pas toutes les deux minutes mais toutes les dix ! comme quoi, tout est possible ! Au moins, ça nous a permis à Amélie, Khaoula (son assistante) et moi de nous reposer et bien récupérer. Amélie m’a demandé de me projeter dans un endroit où je me sens bien, je me suis donc imaginée en bord de mer, puis finalement j’ai réalisé que quelque soit le lieu où je me trouve, je ne me sens bien que dans les bras de mon mari, alors je l’ai imaginé près de moi. C’était difficile de ne pas partager cette naissance avec lui.

Au bout d’un moment, je ne pourrais pas dire combien de temps, Amélie m’a proposé de tester le siège d’accouchement histoire de bouger les choses un peu parce que bon, ça commençait à durer. J’y suis allée à contre cœur et puis finalement j’ai ri, on aurait dit Louis XIV sur son siège percé, on a ri toutes les trois ça m’a fait du bien. Puis je me suis de nouveau concentrée, et Amélie m’a dit voir la poche des eaux tout a fait distinctement et proposé de toucher. J’ai décliné l’invitation, mais je lui ai demandé de prendre un miroir sur pied afin que je vois. Effectivement c’était assez fou pour moi de voir ma poche des eaux là, si près ! je m’attendais à ce qu’elle rompe à tout moment. Fait extraordinaire, à chaque contraction cette poche remontait et à la fin se repositionnait, ma sage-femme n’avait jamais vu ça ! Bon, j’ai compris très vite pourquoi ça se passait comme ça, je ne voulais pas du tout accoucher ! Et puis, je me suis raisonnée et j’ai laissé passer une nouvelle contraction me disant qu’à la prochaine je sortirai mon bébé quoi qu’il se passe !

Donc, quand j’ai senti la vague arriver je me suis redressée pour avoir le plus d’appui possible au sol, et j’ai poussé, encouragée par Amélie devant moi, et Khaoula derrière moi à qui j’ai pu littéralement écraser les mains. Et, je l’ai senti passer, une demie seconde de répit et les épaules sont passées ainsi que le reste du corps. Et vraiment pour ne rien te cacher je n’ai JAMAIS ressenti une telle douleur, d’ailleurs j’ai eu tellement mal que même si j’avais eu envie de crier ce serait resté bloqué au niveau des poumons. Je te rassure, cette douleur très vive ne dure que quelques secondes, tout au plus une minute dans ce cas précis. Notre petit garçon est donc né à 04h32 coiffé de la poche des eaux qui s’est fissurée lentement à mesure de sa sortie. Il a pleuré avant même d’être dans mes bras, puis mis mes bras et moi j’ai été réinstallée sur mon lit.

C’était fou de le voir, l’avoir dans mes bras, le tenir. Ce qui m’est venu en tout premier c’est une énorme pensée pour Thierry, puis « mais c’est le portrait du deuxième !” d’ailleurs, Amélie et Khaoula ont été stupéfaites elles aussi de la ressemblance dingue. Puis ma mère est venue découvrir son nouveau petit fils, émerveillée.

Le cordon a été coupé très tardivement, vers 7h30 je crois, c’était un choix de notre part de laisser à Bébé le temps de prendre tout ce dont il avait besoin du placenta avant de l’en séparer. Enfin, mon tout nouveau bébé a été pesé, après ses premières selles il pesait 3,970kg ! En même temps, ses joues étaient ÉNORMES.

Et puis, à 6h30 les quatre grands ont découvert leur petit frère. Le grand était ravi, le deuxième très impressionné il a eu les larmes aux yeux. Pour les filles le démarrage a été plus compliqué, la troisième était perdue et la quatrième très contrariée de cette naissance. Aujourd’hui l’ambiance est bien plus apaisée.

Voilà, mon récit est fini, une page est tournée, je pense de façon définitive sur mes grossesses!

Notre plus jolie photo de naissance ❤

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