Et une reprise de faite, une

Bonjour bonjour,

Je t’ai laissé un petit peu en suspens la semaine dernière alors je suis contente de venir te raconter comment s’est passé mon retour au travail.

Faut savoir que pour moi le retour au travail signifiait plus que juste quitter la maison, pour le coup je n’avais pas d’angoisse de laisser mon tout petit à la crèche, en revanche j’avais associé un peu bêtement mon retour au travail avec le résultat d’autopsie. Alors que non, pour le moment nous n’avons pas l’ombre d’une date… Et je suis partagée entre l’envie de savoir et d’en finir avec cette attente qui n’en finis pas, et l’impression d’être encore un peu avec mon bébé durant cette attente qui m’empêche un peu d’aller réellement de l’avant.

Bref, j’ai pleuré avant de revenir.

Et puis, finalement faut bien y aller, et je suis dans un bureau qui gère tout spécialement les congés parentaux et certains congés maternités, autant te dire que j’avais pas vu venir le malaise pour moi. Je me suis dit que je n’allais pas y arriver. J’ai pleuré, beaucoup pleuré j’avais le sentiment, d’avoir pris une grosse cuite et on dit que dans ce cas là faut « combattre le mal par le mal » et prendre une bière, ben j’en étais à cette fameuse bière tu vois. Alors, je n’ai jamais pris de cuite de ma vie, et ça manque pas tellement à ma culture, ne te méprends pas mais tu situes un peu à quel point j’étais mal. Cependant, je me dis aussi que rien arrive par hasard et malgré ma peine j’ai choisis de m’accrocher. Parce que finalement, j’avais encore plus de temps pour penser à mon bébé que lorsque j’étais chez moi, et ça, je ne l’avais pas vu venir non plus!

Le mardi soir je suis rentrée à la maison en pleurant, et mercredi matin je suis repartie dans le même état j’ai eu un peu peur. Et puis, je suis passée devant l’église dans laquelle une amie s’est mariée il y a presque 10 ans (déjà !!!! comme le temps passe !), je suis entrée dedans et il y avait adoration je suis restée au fond de l’église parce que j’avais peu de temps. Mon cœur était si lourd ce matin là, j’avais juste envie de rentrer pleurer dans mon lit, mais tout à coup, j’ai senti que le poids sur mon cœur m’était retiré et mes larmes ont fait place à une joie profonde et immense. J’ai été assez surprise mais tellement heureuse, depuis je ne dis pas que je saute de joie à l’idée de travailler alors que ma tribu est en vacances à la maison, mais je suis quand même heureuse de retrouver mes nouveaux collègues, rire et penser un peu à autre chose.

Pour les enfants, le fait que je travaille alors qu’ils sont à la maison est assez nouveau et ma plus jeune n’était pas franchement ravie, elle m’en a voulu, je crois qu’elle a compris, et puis nous lui avons dit et redit que nous ne travaillons pas parce que nous ne l’aimons pas, mais parce que les adultes ne peuvent pas toujours rester à la maison. Elle est plus apaisée, et moi aussi. Les grands sont tellement heureux de rester avec leur tante qui s’occupe d’eux toute la journée qu’ils ne semblent pas perturbés par mon absence. C’est mieux comme ça !

Voilà pour ma petite vie