Et mon « moyen garçon » grandit !

Mon petit bonhomme,

Depuis plusieurs mois nous avons perçu ton besoin d’attention particulier, et nous savons que nous sommes limités, nous tes parents dans nos capacités de réponse et d’aide. Alors, pour ton bien être nous avons pris des décisions. Et aujourd’hui, j’ai envie de te dire à quel point je suis fière de toi, bien sûr ce n’est pas une « liste » exhaustive, juste un petit concentré de toi.

Tu ressembles beaucoup à ton papa, sûrement moins physiquement que ton grand frère, mais je sais que ton caractère est le même que le sien au même âge. Ta passion des motos et autres camions, tracteurs, et tous les gros véhicules te vient sans l’ombre d’un doute de lui. Et grâce à toi je le comprends mieux, lui. Vous avez tellement de qualités en commun, et d’autres traits de caractère moins faciles mais tout aussi enrichissant.
Tu es le dormeur de la fratrie, celui qui faisait des nuits de quatorze heures à un mois et demi, celui que je devais réveiller afin d’être changé. Tu en as révolutionné notre vie de famille.
Ta sensabilité est incroyable, un poil exacerbée, mais qui te rend si attachant. Depuis juillet nous découvrons à quel point ton attachement à tes frères et soeurs est important. Tu nous impressionnes à te sentir le pilier de la fratrie celui qui demande sans cesse « ça va toi, ma princesse » à ta petite soeur. Celui qui s’inquiète tant lorsque la fratrie n’est pas au complet, et tu sais, tu vis ce manque, cette fratrie incomplète. Je vois encore ton visage emplit de bonheur mélangé à tes larmes d’émotion à la naissance de ton plus jeune frère. J’avais été bouleversée par ta réaction ! Tu cherches toujours à protéger tes frères et soeurs, leur prends les mains pour les aider à avancer au sens propre comme au figuré.


Tu es toujours prompt à faire un gentil compliment que ce soit à propos de ma jolie robe, mon rouge à lèvres, quelqu’il soit m’embellit immanquablement à tes yeux. Tu as ce don de voir la beauté des choses, des gens, des animaux. Surtout des animaux que tu aimes tant ! Faire des câlins aux chats dès ton réveil, bien qu’ils n’aiment pas vraiment être portés, tu ne desespères jamais obtenir leur affection. Et puis, les tortues, que tu aimes, surtout Maman Tortue à qui tu embrasses la carapace dès que tu en as l’occasion, et toutes les fourmies que tu nous ramènes avec joie, les escargots étudiés avec soin dans le jardin. Et je ne parle pas des lézards qui viennent directement dans ta chambre.
Nous voyons ton coeur pure, entier, si sensible, cette si grande sensibilité que nous peinons à comprendre, à gérer pour t’accompagner. Lorsque nous élevons la voix, tes grands yeux bleus s’emplissent de tant de larmes que mon coeur chavire à coup sûr. Tu nous apprends à trouver des trésors de patience dont je ne soupçonnais pas l’existance. Ca ne sert à rien de te prendre de front, il faut trouver la meilleure façon de parvenir à te faire parler, se mettre à ta hauteur, ta hauteur d’âme. Accepter aussi que nous ne pouvons pas toujours être tes auditeurs, que hélas tu as besoin de gens plus compétents, moins liés emotionnelement.
Tu es d’une loyauté indefectible, j’espère ne jamais être la personne qui te décevra tant tu prends tout à coeur.


Nous avons compris ton langage de l’amour, celui des moments de qualités, des gestes tendres, qui me semblent tellement liés, lorsque tu viens nous voir quelques instants, le temps d’un câlin, un bisou à nous ou à tes frères et soeurs.
Et puis, nous vivons avec le sourire, pour le moment, ta dyslexie (tiens donc, encore une similitude avec ton papa !) ces mots que tu transformes.
Mais, tu as pris quelques uns de mes traits aussi, les larmes, la peur de ne pas être à la hauteur, moins aimé, moins aimable. Et quand même des qualités, la justesse de ta voix lorsque tu chantes, tes jeux passionnés (avec camions et « meroques »), la jolie couleur de tes yeux bien qu’elle ne soit pas tout à fait la même que la mienne.


Tu as aussi tes qualités qui te sont propres, tes passions bien à toi et aussi ton prénom si germanique, que j’aime tant et qui te colle à la peau, qui te rend si unique et dont tout le monde se souvient, ta belle mèche comme papa, on te croirait tout juste sorti de l’école Navale, et ça oui, ça me rend fière ! Ta timidité et ta reserve, tu n’accordes pas ta confiance facilement, il faut la mériter c’est sûrement pour cela que tu préfères les animaux.
Et nous t’avons vu évoluer en quelques jours, tu t’es ouvert comme une jolie rose, tu as mis de l’ordre dans tes émotions et donc tes paroles, tu parviens à nous parler.
Mon grand bonhomme, toi qui viens de souffler tes 5 bougies avec tant de bonheur, toi qui ne te plains jamais, est toujours content, toi qui a versé ta petite larme lorsque nous avons chanté « Joyeux anniversaire » juste avant de souffler sur tes bougies.

Je te souhaite le meilleur jusqu’à la prochaine année, tu le mérites amplement !

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